Extraits de presse.

 
 

POURQUOI PAS : août 1970

Analyse du disque “Clark TERRY At The Montreux Jazz Festival”

 

... Nous y trouvons des musiciens venus d’Allemagne, de Tchécoslovaquie, de Suisse, d’Irlande, de Hongrie, et même de Belgique puisque notre meilleur trompette, Richard ROUSSELET, y occupe une place de choix : son solo dans Swiss Air mérite bien qu’on le félicite.

 

                        Carlos DE RADZITSKI

 

JOURNAL DE GENEVE : 26/06/71

Après le festival de Jazz de MONTREUX.

 

Le groupe belge PLACEBO se distingua aussi par le très bon travail individuel du trompettiste Richard ROUSSELET, auquel le Jury de la presse internationale décerna le prix du meilleur soliste d’instrument à vent.

 

                        Demètre IOAKIMIDIS

 

DE STANDAARD  25/04/73

 

Riante ROUSSELET jazzt in Zonnemeer.

Een riante persoonlijkheid, ontspannen, sportief van uiterlijk, 33 jaar, onderwijzer in Bergen : Richard ROUSSELET, een van de briljantste trompettisten op de Europese jazzscène.  In feite is hij nog amateur, maar met een professionele veelzijdigheid, die hem toelaat zowel te improvizeren in het oude stijlidioom van Louis ARMSTRONG, als “growl” effekten te bereiken à la Cootie WILLIAMS, als te musiceren in een meer gave swingkanon, als tenslotte zich volledig uit te leven in eem meer progressistische postbob, genre Freddie HUBBARD.

 

                        Juul ANTHONISSEN

 

LA PROVINCE : 21/11/75

 

... Du montois Richard ROUSSELET, personne n’ignore plus la précision colorée de sa musique : il n’y a jamais de superflu et d’inutile chez ce trompettiste.

 

                        Ghislain OLIVIER

 

POURQUOI PAS  : 05/02/76

Analyse du disque de SOLIS LACUS

 

Il y a les abondants solos de Richard ROUSSELET, notre meilleur trompette national, dont le style s’est formé sous l’influence de Fats NAVARRO et de Clifford BROWN.  Richard est un superbe musicien, à la technique sûre, à l’inspiration généreuse, et sa seule présence constitue à mes yeux la garantie que les interprétations du  “SOLIS LACUS” sont placées sous le signe du jazz, même mis au goût du jour.

 

                        Carlos DE RADZITSKY

 

VOIR, LIRE, ENTENDRE : mai 1980.

 

... C’est ainsi qu’après la prestation du trompettiste Richard ROUSSELET, qui à mon sens représente une certaine dignité du jazz belge dans ce qu’il a de plus raffiné ...

  

                        Marc DANVAL

 

LE SOIR : 16/01/81

 

Richard ROUSSELET, c’est 25 ans de trompette de jazz; quelques prix internationaux et presque autant de groupes ... : bref, à 40 ans et très peu de poussières (la musique conserve son homme), le professeur idéal pour le jeune musicien que tente le jazz.

 

                        Daniel DE BRUYCKER

 

LE SOIR : 26/09/85

 

Richard ROUSSELET nous revient avec cette trompette qui fait l’effet d’un beau fruit mûr sur la branche du jazz belge : chair ferme mais pulpeuse, coloris brillant et une saveur d’une rare distinction.  Vivant et classique à la fois, un résumé puissamment condensé de ce qu’est le jazz, d’où il vient et où il rêve d’aller.  Pas d’erreur : un maître, un vrai.

 

 

                        Daniel DE BRUYCKER

 

POURQUOI PAS : 22/09/86

 

La chronique du Hot club de Belgique.

 

Un disque Richard ROUSSELET : non, peut-être.

 

No, maybe (Jazz cats 6985011) nous confirme, s’il en était besoin, que Richard ROUSSELET est notre plus grand trompettiste.  Galvanisé par la présence de Michel HERR, John RUOCCO, Jean-Louis RASSINFOSSE et Félix SIMTAINE, il aborde les différents thèmes avec intelligence, punch et sensibilité.  Sa sonorité s’est affinée encore.  Le passage de Richard dans le big band de Clark TERRY à Montreux en 1968, semble laisser des traces bénéfiques.  Maître de Miles DAVIS ou de Wynton MARSALIS, “Mister Mumbles” a - en toute logique - marqué Richard ROUSSELET (et particulièrement dans le thème “Little Dancer”).

 

                        Marc DANVAL

 

Jazz streets : mars 89.

Le portrait du mois :

Richard ROUSSELET : les lumières de la sobriété.

 

La destinée des êtres ne signifie rien si elle ne confine à l’aventure.  La volonté de parcourir le chemin en tant que jazzman dénote le goût du risque, l’attirance envers le hasard, le cran de jeter son dévolu sur l’art le plus significatif de la mouvance du XXe siècle.  En dépit d’un talent surpris au prisme de l’instinct et l’ayant guidé à la première place, Richard ROUSSELET ne s’est guère laissé prendre au chausse-trape d’une notoriété factice.  Homme probe et serein, doux, fraternel et fervent, il a refusé de quitter les charmes d’une terre hennuyère proche de Mons, cependant peu aguerrie aux sortilèges de la note bleue.  L’échappée belle aux affres citadins rapproche de l’axe vital.  Richard a compris d’emblée que le fait de n’avoir pas son nom au fronton de “Carnegie Hall” n’enlevait rien à l’essence même de ses possibilités.  Toute compromission lui est aussi étrangère que le fanatisme inhérent aux querelles stylistiques.  Depuis ses débuts, il n’a cessé de s’exprimer dans les idiomes constitutifs de la musique de jazz.  Une même semaine, on l’entendra jouer dixieland, be-bop et revenir aux sources du middle jazz lorsqu’il dirige le West Music Club...

Richard ROUSSELET possède la faculté rare de tirer tout le parti possible d’une ligne mélodique, dont il multiplie les ressources parfois insoupçonnées.  Sa musique possède une sorte de multiplicité génératrice d’effets toniques.  Le son qu’il produit est volumineux mais admirablement contrôlé, jusqu’à se parer d’une suavité à l’éclat net de minéral. Il appartient à cette race d’hommes éternellement sauvés par la grâce de l’humour. Raymond QUENEAU aimait à dire : “L’humour est une tentative pour décaper les grands sentiments de leur connerie”.

 

                        Marc DANVAL

 

Juin 91 : Album Souvenir du Festival International de Jazz à LIEGE.


UNE INSTITUTION.

Richard ROUSSELET, un des premiers à avoir sauvé l’Ouest du pays de la non-jazzité.

Rousselet, né en 1940, et qui, sous ses allures de père tranquille, maintient vivace une flamme bleue  d’où émergea sa passion pour la trompette, pour Clifford BROWN et pour l’horizon bop : Rousselet qui n’en fit pas moins dans les années 70 des incursions corrosives dans le groove du Miles années Bitches Brew (dans les groupes Solis Lacus, Placebo etc..., )incursions qui lui valurent notamment les faveurs du public de Montreux avant qu’il ne plonge dans le Grand Sommeil. Rousselet qui, après une pause, entama une nouvelle carrière, en sideman (Act ...) ou en leader d’un quintet qui est aujourd’hui comme une institution et au sein duquel se produisirent entre autres les saxophonistes John RUOCCO, Steve HOUBEN, Pierre VAIANA et Erwin VANN : ça s’appelle un quintet historique.


                        Jean-Pol SCHROEDER





DICTIONNAIRE DU JAZZ à Bruxelles et en Wallonie.

 

L’album No, Maybe ... deviendra sans doute un album de référence ; au moment de sa sortie, on pouvait lire dans JAZZ MAGAZINE ce commentaire laconique et révélateur : “...du jazz comme ça, aussi intelligemment mis en jeu, je veux bien en écouter tous les jours.  Un disque bon comme un verre de Rodenbach à la pression ...

Du quintette, André DROSSART écrivit un jour qu’il témoignait d’une “maturité du meilleur aloi, à peu de choses près, la rondeur d’un oeuf” !  Cet oeuf, certains l’appellent simplement ... le swing !

 

                        Jean-Pol SCHROEDER    

 

 

 

JAZZ HOT : MARS 95

A propos du disque “Waitin For You”.

 

Richard ROUSSELET a beaucoup donné au jazz comme musicien, comme arrangeur et comme pédagogue. La cinquantaine bien sonnée, il vient avec Waitin For You confirmer le classicisme de son jeu où l’on trouve tour à tour les accents de Louis ARMSTRONG (Caravan), la sensualité de Miles DAVIS sixties (Dear Old Stockolm), l’inspiration d’un Woody SHAW (Simone). ... Ne cherchez pas l’erreur, la faute ou la faiblesse de cet enregistrement, il est beau avec rigueur, classique, généreux.

 

                        Jean-Marie HACQUIER

 

 

LE SOIR : 17/01/96

 

Richard ROUSSELET quintet : ce quintette fut l’auteur d’un des meilleurs albums de l’année 1993, totalement acoustique, tout à la fois pétri de tradition (des standards de Monk surtout) et de personnalité (dans l’arrangement des tempi, des couleurs, des harmonies) ...

 

                        Thierry COLJON

 

                        

LA REVUE DU DISQUE (printemps 96)

 

Alors que le jazz sacrifie allègrement à l’éphémère, il est réconfortant qu’un musicien comme Richard ROUSSELET ait le culot de se situer dans le prolongement d’une lignée qui, non seulement n’est plus de mode, mais n’a jamais été majoritaire : celle de Bobby HACKETT et de Ruby BRAFF.  A leur exemple, ROUSSELET cultive cet idéal de ne pas improviser une seule phrase qui ne soit vraiment un fragment de mélodie, presque une idée de chanson.  Il faut pour cela une puissance lyrique et une générosité qui furent celles des descendants d’ARMSTRONG, mais que les descendants de ces descendants, par malheur, ont oublié depuis.  ROUSSELET conserve, lui, toute sa mémoire intacte.  Et si sa musique est “rétro”, alors le coeur est un organe périmé !



JAZZMOZAÎEK : september 2007.


Trompettist en orkestleider Richard Rousselet heeft als pedagoog altijd oog en oor  gehad  voor jonge talenten. Hier heeft hij een kwintet rond zich verzameld dat hardbop met invloeden van de West Coast jazz speelt. Het repertoire bulkt van pareltjes van o.a. Dizzy Gillespie (Birk’s Works, Manteca, Ow), Art Farmer (Mox Nix), Jimmy Heath (Gingerbread Boy) en Thelonious Monk (Rhythm-A-Ning).


Bij Rousselet primeert de melodie en zijn de bewerkingen helder van constructie, met gevoel voor ruimte. Het spel van de jonge trompettiste Marie-Anne Standaert, geconfronteerd met dat van “professor” Rousselet komt echter nog wat kracht en precisie te kort.


De gedevrenheid en de ervaring van Rousselet geven de muziek net dat ietsje meer glans, met die bekende vette toon, intensiteit, swing en dynamiek.

Bert Joris, die de liner notes schreef bij dit album, staat nog steeds vol bewondering voor een van zijn eerste grote voorbelden.

Deritmesectie is een pluspunt met een steeds beter spelende Bas Cooijmans (wat een sonoriteit en drive !) en drummer Laurent Mercier, een perfecte timekeeper, krachtig maar beheerst.

In een tweetal stukken komt vocaliste Julie dumilieu de band versterken. Deze geschoolde muzikante heeft een krachtige stem, maar heeft als zangeres nog heel wat werk voor de boeg.


                René VANDEWALLE


LE SOIR MAGAZINE     : 24 octobre 2007.


Richard Rousselet en Verve.

Enregistré en public à “La Laiterie”, Mecque du Jazz aux confins de Linkebeek, voici le quintet de Richard Rousselet.


Les années n’ont aucune prise sur l’éblouissant talent de Richard Rousselet. Sonorité puissante, précision, constante justesse même dans des notes vibrées et soutenues, caractérisent sa technique. Voilà un trompettiste au pur sens du terme. Il n’a jamais cessé d’oeuvrer dans la vérité de son instrument. Il sait être à la fois tendre et musclé.

A l’image du répertoire qui, lui non plus, n’a pas pris une ride.


               Marc DANVAL.



JAZZQUES 29-10-07 (sur le net)  http://jazzques.skynetblogs.be/


D’abord, un album qui m’a donné, dès les premières mesures (et jusqu’à la dernière note) un plaisir fou et un sourire béat.
C’est l’album de 
Richard Rousselet et Marie-Anne Standaert «Live At La Laiterie».
Ça m’a rappelé d’emblée
Art Farmer, Thad Jones ou encore Kenny Dorham
Hummm, ce swing! Ce bop! Cette énergie fabuleuse!

Et en regardant de plus près, je m’aperçois que le premier morceau est d’Art Farmer! («Mox Nix»)
Ouf ! J’étais plutôt fier de mes oreilles.
Mais il faut dire que Marie-Anne et Richard, les deux trompettistes, parviennnent à rendre cet esprit bop des années ’50 plus vrai que nature…
On y retrouve aussi beaucoup des thèmes de
Gillespie («Ow», «Manteca», «Tour de force» etc…). Et c’est joué avec un aplomb extraordinaire.
Il faut saluer aussi la rythmique:
Yves Gourmeur au piano, un fabuleux Laurent Mercier aux drums et l’excellent Bas Cooymans à le contrebasse (parfait sur «Brik’s Works»).

On a attendu longtemps avant de réentendre Richard Rousselet sur disque… mais le résultat en valait la peine.

            Jacques PROUVOST




Le MAD : 26-12-07


Cet album (“Live At La Laiterie”) cosigné par les deux trompettistes nous laisse sur notre faim. Le quintet paraît en quête de cohésion et de mise en place, au fil d’une captation live un peu cheap.

A prendre comme un témoignage où l’on perçoit malgré tout l’enthousiasme sur des titres de Dizzy Gillespie, Art Farmer, Jimmy Heath ...

Et puis, soufflé et mené par le Montois, le hard bop reste vivant et attrayant.


           A.J.

Commentaire : sans commentaires !!!!



DRAGONJAZZ (sur le net) : 01-01-08  http://www.dragonjazz.com/


       

Dix reprises enregistrées en concert au restaurant La Laiterie de Linkebeek par le quintet de Richard Rousselet. Spécialiste des projets qui revisitent des artistes ou des périodes historiques du jazz (ceux qui ont jadis fréquenté le défunt Travers se souviennent sûrement de l’excellent Ecaroh Quintet dédié à Horace Silver mais il faut aussi citer le A Train Sextet voué à l’œuvre d’Ellington), le trompettiste a choisi cette fois de se concentrer sur les années 50, une décennie marquée à la fois par le dynamisme et la complexité du be-bop et par l’approche plus cool et sophistiquée du jazz West-Coast.


Pour l’occasion, il a exhumé quelques fameux thèmes de Thelonious Monk (Rhythm-a-Ning), Art Farmer (Mox Nix), Jimmy Heath (Gingerbread boy) et surtout de Dizzy Gillespie (Tour de Force, Ow, Birk's Works, Manteca) plus quelques standards.


La rythmique composée de Bas Cooijmans (contrebasse) et de Laurent Mercier (Batterie) est carrée et swingue avec aisance tandis que les arrangements conçus par Rousselet privilégient la fluidité et laissent toute la place aux solistes pour s’exprimer. Comme l’album est une sorte d’hommage aux grands trompettistes de l’époque (Art Farmer, Ruby Braff, Dizzy et Clifford Brown entre autres), Rousselet a fait l’impasse sur le saxophone et a préféré s’associer à la jeune Marie-Anne Standaert, la seule trompettiste et bugliste de jazz belge qui, confrontée à l’expérience du leader, s’en tire avec tous les honneurs.


Reste Yves Gourmeur au piano qui se fend de quelques solos légers bien inscrits dans la tradition. En plus, la chanteuse Julie Dumilieu, qui a l’habitude de tourner avec les musiciens de ce quintet, est invitée sur deux titres (la ballade Our Love Is Here to Stay de Gershwin et Comes Love de Lew Brown) qu’elle interprète avec conviction et émotion. Enthousiasme, cohésion et swing habitent ces interprétations qui coulent avec aisance et raviront les nostalgiques des fifties. Si le postulat de base était de divertir le public dans la bonne humeur, ce projet est indéniablement une belle réussite.


        Pierre DULIEU


PROGRAMME DU FESTIVAL DE JAZZ DE LIEGE 6 et 7 JUIN 2008


Un quintet à deux trompettes ce n’est déjà pas banal, mais quand ses deux co-leaders partagent un même amour du jazz des années 50/60 et du travail honteusement oublié de “petits maîtres” (oh l’horrible étiquette) comme Art Farmer, Jimmy Heath ou Benny Golson, on jubile par avance.

De générations différentes, Richard Rousselet et Marie-Anne Standaert n’en partagent pas moins une même conception du jazz et une  même passion pour les belles phrases et le travail sur le son. Et la section rythmique qui les accompagne dans leur voyage au coeur du swing moderne fonctionne au même diapason : le pianiste montois Yves Gourmeur, l’excellent Bas Cooijmans à la contrebasse et le batteur Laurent Mercier.

Ajoutez à cet impeccable personnel un répertoire équilibré qui nous offre le bonheur de retrouver des airs qu’on croyait à jamais figés dans la cire de nos vieux vinyls Blue Note, Riverside ou Prestige et vous saurez ce qu’il vous reste à faire pour démarrer ce festival comme il se doit.


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JAZZQUES (sur le net)  http://jazzques.skynetblogs.be

Après le Musicalix du 27-09-08


Feu d’artifice final!

Le public est toujours présent et nombreux. Et il a eu raison de rester.

Richard Rousselet et son quintette nous proposent un voyage au pays de «tunes» de Miles Davis.

En bon pédagogue, Richard n’oublie jamais de resituer le morceau dans son époque. Et c’est bien agréable.


En route pour ce fantastique périple en compagnie de pointures du jazz belge !
Au piano,
Michel Herr, fantastique dans ses interventions, Bruno Castellucci, diabolique de précision et d’une efficacité terrible aux drums, tout comme Bas Cooijmans au jeu ferme et tendu à la contrebasse. Et puis, il y a aussi Peter Hertmans, discret mais pourtant fulgurant dans les espaces qu’il se crée.
Et pour donner le change à un Richard Rousselet très en verve:
Ben Sluijs en invité à l’alto.
Ce quintette, devenu sextette, est un cadeau!
L’interprétation et la relecture de «Summertime», «Eighty-One» ou encore du fougueux «Milestones» sont des perles d’énergie hard bop.


Ben Sluijs est bouillonnant et intenable. Et ce n’est encore rien par rapport à la suite: un
«In A Silent Way» comme on n’ose en rêver !
Éclatant de maîtrise et de plaisir. Michel Herr réinvente le jeu de Zawinul, Hertmans électrise le thème, Sluijs ne redescend plus sur terre et Richard Rousselet jubile.


On pensait connaître la musique de Miles, mais l’on se rend compte, à nouveau ce soir, de sa richesse éternelle. Quand elle est jouée aussi brillamment et avec une telle compréhension de l’œuvre, on comprend mieux pourquoi elle a marqué (et qu’elle continue de marquer) le jazz et la musique en général.
Guettez les prochains concerts de Richard Rousselet, vous apprendrez encore des choses.

Les lampions se sont éteints, le premier
Musicalix Festival a vécu et l’on attend déjà la prochaine édition avec impatience!

A+

Jacques PROUVOST.




 A PROPOS DU WEST MUSIC CLUB

 

 

 

Le temps de fermer les yeux, et on se serait cru, au moins l’espace d’un instant, dans une salle de fêtes au temps de la Libération ... Mais le programme intéressant et éclectique allait nous rappeler que le jazz ne s’arrête pas aux airs faciles (mais géniaux) de Glenn MILLER et qu’il comporte aussi des grands créateurs, aux recherches harmoniques subtiles et complexes, tels que Miles DAVIS.  Pour le reste, il suffisait d’apprécier le dynamisme du chef d’orchestre et la maîtrise techniques des instrumentistes.

 

On y retrouve évidemment avec plaisir cette alternance des interventions des solistes ou des pupitres instrumentaux, s’opposant d’une façon strictement ludique et créant l’élément tensionnel dont est fait le swing.

 

                                (Nord-Eclair)

 

 

 

ROUSSELET s’est fait une place enviable dans Le monde du jazz international.  Ceux qui le connaissent bien ne l’imaginaient pas à la tête d’un orchestre confiné dans le style “In The Mood” ou “Blues In The Night”.  Ils avaient raison.  Le WMC n’a certes pas changé fondamentalement, mais ses sonorités s’inspirent d’un jazz plus évolué qui lui trace un chemin plus éclectique sur lequel les musiciens ont rendez-vous avec un public plus diversifié.

 

                                (La Dernière Heure)

 

Le jazz, c’est bien sûr du chant et du rythme.  Mais juste au-dessous, on découvre la poésie, la religion de cette musique afro-américaine.  Richard ROUSSELET, en répercutant les classiques du jazz avec le WMC, se fait aussi architecte.  Au fil du spectacle, il sent le moment où la trompette doit venir au-devant du public.  Il comprend le morceau qui nécessite un duo de saxes.  Il sait le moment où l’orchestre doit faire sourdine pour laisser place au pianiste qui laisse voler ses doigts sur le clavier.  De temps en temps, le chef redevient le musicien qu’il est dans l’âme et embouche sa trompette.

 

                                (Nord-Eclair)

 

 

Non seulement le West Music sonne  plus moderne, plus frais, à travers un réseau harmonique moins convenu, mais encore il a acquis une pêche qu’on ne lui connaissait pas il y a quelques années.

Il avait du coffre, de l’allure, de la carrure jusque là.  Richard ROUSSELET lui a apporté ce qui lui faisait encore défaut : du punch et du nerf qui sont générateurs de swing.  L’orchestre a toujours eu plus que des moignons ; aujourd’hui il peut se prévaloir d’une jolie paire d’ailes.

 

                                (Le Peuple)

 

A propos de Chris SIMON :

 

Indéniablement, il élargit la palette du West Music Club.  Ce montois a vibré pour les Beatles, Ottis REDDING, la musique brésilienne et enfin le jazz. Inconditionnel de SINATRA, admirateur de Barbara STREISAND, il vit son rêve en chantant SINATRA, Michel LEGRAND, Louis ARMSTRONG.  Il “devait” accompagner le WMC.  Une voix chaude, une séduction propre à brûler la gent féminine et une voix qu’il peut tenir dans les plus beaux registres.  Tel nous est apparu Chris SIMON.

 

                                (La Province)

 

Et dans une interview accordée au Courrier de l’+Escaut , Richard ROUSSELET déclarait :

Diriger un grand orchestre de jazz comme le WMC, c’est transmettre à une vingtaine de musiciens sa manière de concevoir la musique.  C’est faire passer à travers les instruments disponibles les sons et les rythmes que l’on ressent profondément, c’est accorder au swing et à l’improvisation toute leur importance fondamentale.  J’entretiens et privilégie au sein du WMC, dans ce qu’ils ont de positif, les rapports humains qui, pour moi, sont le préalable indispensable à la pratique de la musique de jazz, laquelle, par sa conception même, suppose de la part de chacun une écoute musicale et humaine de tous les autres.



JAZZ AROUND. Décembre 2013


Maintenir en vie un big band tient de la gageure. Le West Music Club existe pourtant depuis 1969 et Richard Rousselet, le trompettiste des albums « Waitin’ For You » (avec Jeanfrançois Prins et Michel Herr) puis « No Maybe » (avec Michel Herr), le dirige depuis 25 ans, avec pour objectif de respecter la grande tradition swing des années 1930, de Count Basie à Duke Ellington, tout en s’ouvrant à des répertoires plus récents. Si le prestige du West Music Club ne peut égaler celui d’un big band à dimension internationale comme le Brussels Jazz Orchestra, de grands noms du jazz belge y ont collaboré : le guitariste Jean-François Prins, les saxophonistes Bart Defoort et Fabrice Alleman ou les trompettistes Serge Plume et Edmond Harnie (un des membres belges du légendaire Kenny Clarke – Francy Boland Big Band). Après l’album « Live » de 2005, voici un double album (cédé et dévédé) sorti sur le label Igloo. Une trentaine de musiciens différents ont collaboré au projet, généralement avec un personnel d’une vingtaine de membres pour chaque plage. Si l’orchestre fait preuve d’une belle cohésion générale, nombreux sont les solistes de premier plan : le tromboniste Jean-Pierre Pottiez (Spring Wind), les saxophonistes ténor Stéphane Letot (Blue Moon) et alto Thomas Dewattripont (Ride The Wind) et Thomas Van Ingelgem (Winding Way), la flûtiste Isabelle Guérin (Winding Way, Sometime Ago) et l’incisive trompettiste Marie-Anne Standaert qui, avec Richard Rousselet, a enregistré l’album « Special Quintet Live ». Le cédé rassemble quelque 14 titres pour une durée totale de plus de 75 minutes : une série de grands standards signés Johnny Mercer (Come Rain Or Come Shine), Richard Rodgers (Blue Moon), Neal hefti (After Supper) ou Geoof Keezer (Spring Wind). Des thèmes bourrés de swing mais aussi des belles ballades (Over The rainbow avec Fred Parmentier au trombone), un « medium rapide » (Softly As A Morning Sunrise avec Marie-Anne Standaert au bugle), une belle composition de John Lennon et Paul Mc Cartney (Blackbird avec Jaak Govaere et Massimo Staquet au bugle) et le grand classique de Michel Legrand, Les moulins De Mon Coeur chanté par Julie Dumilieu. Au niveau vocal, outre Julie Dumileu, Richard Rousselet a fait appel à Chris Simon (The Summer Wind, Blue Moon) et Chrystel Wautier (Gone With The Wind, Come Rain Or Come Shine). Richard Rousselet a su aussi choisir les arrangements avec discernement : les uns signés Nelson Riddle (Blue Moon), Lennie Niehaus (The End Of A Love Affair), l’Allemand Peter Herbolzheimer (Sometime Ago) ou Francy Boland (Softly As A Morning Sunrise), d’autres spécialement écrits par Michel Herr (Gone With The Wind) ou Jeanfrançois Prins (Les Moulins De Mon Coeur). Pour sa part, le dévédé comporte des séquences d’enregistrement ou de concerts mais aussi des interviews de Richard Rousselet et de quelques-uns des musiciens qui rappellent l’histoire du big band. Une belle réalisation qui rend hommage à une réelle institution ayant pour objectif de mettre la tradition du jazz classique à la portée de tous.
Claude Loxhay



West Music Club.

Jazz Mozaik décembre 2013

lgloo Records/AIVG - cd+dvd 76 36

Her BJO nag dar onze meest bekende bigband zijn. West Music Club is een van de oudste actieve orkesten dat meer dan regelmatig optreedt en  opneemt. In het verleden passeerden hier o.a. Fabrice Alleman, Xavier Rogé en Bart Defoort.

Sinds vijfentwintig  jaar hanteert Richard Rousselet  het dirigentenstokje. Momenteel zitten o.m. Chrystel Wautier en Marie-Anne Standaerl in de rangen. Natural is een ode aan de natuur en de Moulin de la Marquise vlakbij het repetitielokaal van de band. Eigen aan de West Music Club is dat zoveel mogelilk solisten een kans krijgen en niets steeds dezelfde toppers. Via de bijgeleverde dvd verneem je meer over deze grote familie van muzikanten die ziek met hart  en ziel  inzetten voo hun zaak, ai zijn ze tweeënnegentig (de oudste) of zestien (de jongste).

Georges Tonla Briquet

Jazz Bio Band o.l.v. Richard Rousselet